
Cuba , la plus grande
ses iles des Caraibes est habitée depuis 4000 ans et lorsque Cristophe
Colomb l'aperçut à la fin du XV me siècle ,les Indiens
Taino avaient deja supplanté les Guatanahatabey et les Siboney.
A cette epoque les indiens Cubains etaient surtout agriculteurs ,de religion
animiste et
ignoraient l'usage du fer.
Il apparut assez rapidement aux Espagnols que Cuba n'offrait pas autant d'attrait
,en matière de richesse et de civilisation par rapport à la
republique dominicaine et surtout au Mexique.Cependant Diego Velasquez mena
une expedition à Cuba et decida de commencer une implantation de villes
pour favoriser une colonisation hyspanique en vue de l'exploitation agricole
de l'ile.Cependant l'extermination des indiens due surtout à la diffusion
de maladies européennes fut telle que en 1522 on fit appel à
des negriers qui importerent les premiers esclaves africains provenant de
bases negières du Senegal (Ile de Gorée).La culture du Tabac
fut commencée à Cuba.
Pendant le dixhuitième de dixneuvième siècle les conflits
européens et le changements dans la geografie politique des Caraibes
(fuite des planteurs de Haiti suite au soulevement des esclaves) profiterent
à Cuba , qui n'avait pas perdu ses planteurs.Cette situation prmit
l'envol de la culture de la canne à sucre et un peu plus tard du café.
En 1820 Cuba etait donc le premier producteur de sucre d'amerique latine et
le premier fournisseur des Etats Unis.
Par consequant au milieux du 19me la discrimination sociale d'environ un demi
million d'esclaves ,representant la moitié de la population de l'ile
crea une situation difficile qui aboutit à la guerre de dix ans (1878-1978)
lancée par Carlos Manuel de Cespedes et par d'autres " heros "
comme Maximo Gomez et Antonio Maceo etc.
La deuxième revolution nationaliste contre les espagnols éclata
en 1895 sous l'impulsion de José Marti ,heros national et père
de la patrie.Des lors il n'y a pas ville ou village à Cuba qui n'ai
pas intitulé une place ou une rue à cet homme de lettres , liberateur
, tué trois ans après le debut de la revolution pour l'independence.Independence
cependant , difficile à conquerir lorsque on est si prés de
la Floride et donc soumis à la main-mise americaine qui depuis toujours
pretend exercer un contrôle politique de la societé cubaine.L'"independence
" declarée en 1902 fut vite transformée en une dependance
economique renforcée par l'Amendment Platt " selon lequel les
USA s'accordaient un droit d'intervention.
L'ere Castriste.
Le coup d'Etat de Batista,
qui avait repris les reines d'un pouvoir largement a la solde des Etats Unis
, reveilla une nouvelle fois la fièvre révolutionnaire.
Le premier soulevement eut lieu en juillet 1953. A la tete d'une poignée
de rebelles, Fidel Castro manqua sa premiere tentative et fut condamne a 15
ans de prison. Ce fut la campagne électorale de Batista qui l'en sortit,
moins de deux annees plus tard : un besoin pressant de popularité le
decida, en effet, à liberer les prisonniers politiques, malgre des
elections qui s'avereront largement truquees.
Castro partit alors pour le Mexique, ou il continua a organiser un reseau
de resistance clandestine, baptise le M-26-7 (Mouvement du 26 juillet). En
decembre 56, il revint au pays, emmenant 82 hommes avec lui.
Parmi eux : Cienfuegos (qui donnera son nom a une ville de la cote sud) et
un certain Ernesto Guevara, surnomme le " Che ", à cause
d'un tic de langage.
II n'était pas cubain, mais argentin, et avait troqué son dipl6me
de médecine contre l'ideologie r6volutionnaire.
Les conditions de vie du petit peuple d'Amérique latine l'avaient bien
plus interpellé, au cours de ses voyages,que leurs problemes de santé,
tristes corollaires de la famine et de la misere.
Après la révolution cubaine, il s'engagea d'ailleurs dans d'autres
conflits et c'est en Bolivie qu'il trouva la mort, exécuté sous
les yeux de la CIA, en 1967...
Le bateau qui les débarqua, ce 2 décembre 1956, sur la cote
de Playa Las Coloradas, est aujourd'hui sous cloche, dans le jardin du Musée
de la Révolution, ex-palais du President, à La Havane.
Ce fut le debut d'une succession de séditions suivies de repressions
meurtrières, qui ne firent que renforcer le nombre des opposants. Castro
était devenu un heros populaire et sa réputation d6passait desormais
les frontieres de Cuba.
La longue marche révolutionnaire avançait chaque peu plus, vers
les quatre coins de l'ile, déforçant peu à peu les troupes
gouvernementales.
Sentant que la situation basculait en sa défaveur, Batista prit la
fuite, le 1 er janvier 59, vets la République Dominicaine, alors sous
la coupe du dictateur Trujillo, avant de partir pour l'Espagne, ou les 40
millions de dollars que son départ précipité ne l'empecha
pas d'emporter lui permirent de finir confortablement ses jours, jusqu'en
1973.
La crise cubaine
Manuel Urrutia remplaça
Batista a la présidence du pays.
Castro, lui, nommé Premier ministre, reprit les premiers contacts avec
les Etats-Unis et fut reçu, en avril 59, par Nixon, alors vice-pr6sident.
Eisenhower avait preféré ne pas le rencontrer.
L'entrevue ne se solda par aucun accord : on en était aux débuts
de la Guerre Froide, alors en plein chapitre du " gel " le plus
total, et Castro était deja considéré comme communiste,
une Etiquette qu'il nia d'abord, malgré la nationalisation des grandes
proprietés et entreprises. Les reformes ne plurent pas à tout
le monde et de nouvelles guérillas éclaterent, largement soutenues
par la CIA, alors que le nombre de refugiés émigrant vers la
Floride augmentait.
Cuba se tourna dés lors vers I'URSS, tandis que le conflit pétrolier
de 1960, qui aboutit à la nationalisation des grosses raffineries américaines,
reduisait la dépendance économique de Cuba vis-à-vis
des etats unis, mais augmentait celle qui la liait désormais a 'Union
Sovietique.
Conclusion: en octobre 1960, les Etats-Unis entamerent un embargo commercial
partiel.
Castro, lui, nationalisa alors toutes les entreprises américaines installées
a Cuba.
Le conflit Etait amorcé
:fermeture des relations diplomatiques,
soutien apporté par la CIA aux mouvements anti-castristes et l'episode
de la Baie des Cochons, tels furent les principaux événements
qui, en l'espace de 4 mois, consommerent définitivement la rupture.
La défaite des Américains dans leur tentative de renverser le
pouvoir ne fut pas étrangere à la décision de Kennedy,
alors Président, de renforcer l'embargo.
En juin 1961, il devint donc total et quasi international, puisque seules
quelques nations refuserent de se plier à la volonté des Etats-Unis...
Sur le plan social, beaucoup de choses avaient changé à Cuba:
la discrimination raciale fut totalement abolie, des campagnes furent menées
pour remédier à l'analphabétisme et la médecine
devint gratuite, réduisant considérablement le taux de mortalité.Cotes
négatifs : le controle de l'Etat sur la presse, I'unipartisme et autres
manques de libertés qui ressemblaient fort a une dictature ou plutôt
à une " monarchie " révolutionnaire.
Entre 1959 et 1962, quelque 250.000 Cubains avaient déja quitté
l'ile.
La crise des missiles de 1962 marqua un tournant de la Guerre Froide. Apprenant
que I'URSS s'appretait à installer une base de missiles pointés
vers la Floride, Kennedy ordonna un barrage naval dans les eaux internationales
pour empécher les navires sovietiques d'atteindre les cotes cubaines.
Le face à face entre les deux super-puissances aurait inevitablement
tourné en conflit nucleaire, si, rassuré par la promesse américaine
de ne jamais envahir Cuba, I'URSS n'avait décidé de faire demi-tour.
La Guerre Froide amorça des lors un premier dégel, mais l'embargo
fut maintenu. Il continue d'ailleurs aujourd'hui, assorti d'autres mesures
contraignantes, malgré la fin du bloc soviétique et donc du
conflit Est-Ouest.
Cela à cause d'une loi dite de Helmms Burton ,du nom de deux sénateurs
républicains fortement soutenus par la communauté cubaine de
Miami.
Toutefois l'ouverture du tourisme à Cuba et la pression internationale
largement defavorable à cet embargo ,devenu tout à fait desuet
et inutile, n'a cessé d'aider Cuba en favorisant un developpement progressif
du pays ,même si ce dernier demeure coincé par un regime de "
socialisme experimental ".
Les problemes actuels
Grandes reussites du
regime castriste sont donc: la sante publique et 1'éducation, les seuls
secteurs, avec la defense nationale, à etre totalement restés,
aujourd'hui, dans les mains de I'Etat.
L'analphabetisme est quasi inexistant, la médecine gratuite, les soins
sont de qualite notamment pour la medecine preventive et cela malgre des equipements
parfois très rudimentaires.Par consequant le taux de mortalite infantine
demeure à Cuba, l'un des plus bas du monde.
Mais le bilan n'est pas aussi positif dans les autres domaines.
Structurée selon le modele sovietique, I'economie cubaine montra rapidement
des signes de defaillances.
La production diminua et les penuries se firent chaque annee plus nombreuses,
malgre l'aide de I'URSS. Ce n'est que dans les années 70 que la formation,
menant a la specialisation, fit sentir ses premiers effets, rendant plus efficace
la planification.
Mais, comme en URSS, ce systemes revéla aussi ses limites, dues, entre
autres à l'hyper-bureaucratie et au manque de concurrence, engendré
par la nationalisation, et la demotivation.
D'autre part, en 1988, les echanges avec I'URSS se chiffraient à 87%
du commerce national, une d6pendance que le pays paye aujourd'hui tres cher
,même si on ne peut pas nier une forte amélioration de la situation
économique depuis la fin de 1999.
L'ambassade d'URSS est devenue celle de la Russie qui, depuis 1991, a rappels
ses conseillers techniques et militaires, tandis que, en 1992, les USA signaient
le Torricelli Act, interdisant tout commerce avec Cuba aux filiales americaines
installées à l'etranger.
Le manque de moyens de transport oblige les Cubains a utiliser tout ce qui
" circule ".Les medicaments et les denrees alimentaires ont ete
les premiers a manquer.
Ils manquent d'ailleurs toujours.
Et, alors que beaucoup pensaient que les mesures americaines, loin de decourager
le regime castriste, ont surtout contribue a le renforcer et a attirer la
sympathie de la communaute internationals envers la population cubaine de
plus en plus rationnee, Clinton signait, le 12 mars 1996, la loi Helms-Burton,
qui, entre autres ordonnances, interdit toute levee d'embargo aussi longtemps
qu'un changement politique n'aura pas eu lieu.
Des changements, pourtant, il y en a eu.
Moins sur le plan politique, qui reste ouvertement attache au socialisme,
bien que le " marxisme-leninisme " ait bel et bien disparu de la
Constitution depuis 1991. Les problemes socio-economiques sont devenus les
principales priorites du gouvernement, qui a donc amorce les premieres "
ouvertures ".
Interdits depuis 1968, le travail " independant " et le petit commerce
" privé " ont refait une timide apparition durant ces 4 dernieres
annees.
En septembre 1995, Cuba ouvrait egalement ses portes aux entreprises etrangeres,
autorisees a acquerir des terres et a controler leur gestion, a l'exception
de la main-d'oeuvre.
Le tourisme a pris son envoi et des stations balneaires de luxe, telle Varadero,Cayo
Coco et Cayo Largo ,Santa Lucia etc sont devenues de veritables pompes a devises.
Ce renouveau economique a cependant un revers de medaille : les manques ne
sons pas resorbes, loin de là, et, en regard de la pauvrete et des
penuries alimentaires dont la toute grande majorite de la population est toujours
victime, la " ri chesse ", meme relative, des uns, ne fait pas le
bonheur des autres.
Pour plus de renseignements consultez le site suivant : Cuba resources